|
Résumé :
|
Dans l'article « Filière de gestion des déchets radioactifs par stockage géologique », on a examiné comment la plupart des pays devant gérer des déchets radioactifs à vie longue se préparent à les déposer dans des stockages géologiques, pour les isoler de la biosphère et confiner les radionucléides qui s'en échapperont à très long terme (centaines de milliers d'années) de façon que leur impact radiologique se confonde avec celui de la radioactivité naturelle. Ce mode de gestion pose des problèmes divers au regard d'aléas naturels ou liés à une future activité humaine et n'a pas l'assentiment de tous les citoyens. Une façon de se prémunir contre les aléas et d'augmenter la confiance dans les capacités d'un stockage à remplir le rôle qu'on lui assigne serait de diminuer autant que possible la nocivité des déchets HAVL. La stratégie de séparation-transmutation permettrait d'aller dans ce sens, mais elle conduit, pour des raisons qui sont expliquées dans cet article, à poursuivre l'exploitation de l'énergie nucléaire sur un siècle, sinon plus, à partir du moment où elle serait mise en œuvre. Par ailleurs, elle demanderait une mutation du nucléaire, conduisant à l'exploitation de réacteurs à neutrons rapides associés à des usines permettant le recyclage des matières circulant dans ces réacteurs. Cette mutation demanderait plusieurs décennies, à la fois pour surmonter des difficultés technologiques et pour faire face aux problèmes économiques.
|